Communisme / Internationalisme

61% des Roumains expriment une opinion positive sur le communisme – Rapport exclusif (Par défense of communism)

A l’occasion des 30 ans depuis le renversement du socialisme et la restauration du capitalisme, l’Académie roumaine a confié la conduite d’une recherche concernant l’opinion publique roumaine sur plusieurs questions.

L’enquête, qui s’est déroulée du 12 avril au 3 mai 2019, a été menée par l’Institut de recherche de l’INSCOP et le Laboratoire de guerre informationnelle et de communication stratégique (LARICS). La recherche a porté sur des questions telles que la fierté nationale du peuple roumain et son point de vue sur une éventuelle union du pays avec la République de Moldavie.

Cependant, le résultat le plus intéressant de l’enquête est le pourcentage de ceux qui ont une opinion positive de l’ancien “régime communiste”, malgré la propagande anticommuniste bourgeoise persistante qui existe en Roumanie depuis 30 ans.

Plus précisément, les 27,2% des participants ont répondu que le “communisme” (socialisme) offrait beaucoup de choses positives à la Roumanie en comparaison avec le capitalisme actuel. Une opinion négative sur le communisme (socialisme) a été exprimée par les 29,6% des répondants. Mais ce n’est pas la fin de l’histoire.

34,3% des Roumains n’ont pas répondu directement à la question, mais ont fait une distinction en divisant la “période communiste” en deux périodes.

  • La première période, de 1947 à 1965, qui a été connue sous le nom de “République populaire roumaine (RPR)”. Cette phase du socialisme en Roumanie fait l’objet d’opinions exceptionnellement positives de la part des personnes interrogées.
  • La deuxième période, de 1965 à 1989, celle de Nicolae Ceausescu, connue sous le nom de “République socialiste de Roumanie”, reçoit des avis plus négatifs.

Dans la même question, 8,9% des participants à l’enquête n’ont donné aucune réponse.

L’hypothèse de cette recherche intéressante est qu’un total de 61,5% des Roumains ont une vision positive du communisme, au moins pour la première période de la construction socialiste, de 1947 à 1965. Les opinions négatives se concentrent sur la période sous la direction de Ceausescu, lorsque la Roumanie a quitté le Pacte de Varsovie, adopté une position pro-occidentale et commencé à renforcer certains aspects de “l’économie de marché” dans le système socialiste.

Les résultats de l’enquête ci-dessus confirment une tendance qui existe en Roumanie depuis plus d’une décennie. En juillet 2010, une étude similaire menée par l’Institut roumain d’évaluation et de stratégie (Institutul Român pentru Evaluare şi Strategie -IRES) a montré que 63% des Roumains considéraient la vie sous le socialisme (avant 1989) comme meilleure et 43% d’entre eux voteraient pour Nicolae Ceausescu si celui-ci était candidat lors de ces élections.

C’est dans le même pays – membre de l’Union européenne – que l’Etat bourgeois a interdit le Parti communiste et ses symboles et persécute toute activité politique liée au socialisme-communisme.

Traduit par l’Humanité Nouvelle :

Par Defense of communism : https://www.idcommunism.com/2019/06/61-of-romanians-express-positive-view-on-communism-exclusive-report.html?fbclid=IwAR0dSWz3CH8LfGJq3NvKw93o9cxf2clqO-jvT4L-ydrTEOUIKwVhbPAWS-A&m=1Share on FacebookShare on Twitter

100 ans de l’Internationale communiste : La déclaration de la conférence internationale de Moscou (Par defense of communism)

Les 1er et 2 juin s’est tenue à Moscou la conférence internationale “100 ans de l’Internationale communiste et les tâches du mouvement communiste aujourd’hui”.

A l’issue de discussions et d’échanges de vues sur les questions de coopération internationale entre les partis communistes, une déclaration finale a été rédigée par les participants.

DÉCLARATION FINALE
“100 ans à l’Internationale communiste et les tâches du mouvement communiste aujourd’hui”, Moscou, 1 – 2 juin 2019.
Les partis communistes, qui ont participé à la conférence scientifique et pratique à Moscou les 1er et 2 juin 2019, consacrée au centenaire de l’Internationale communiste, ont conservé leur allégeance au marxisme et au léninisme, un grand enseignement révolutionnaire ; ont conservé leur attitude envers le marxisme-léninisme comme science ; ont conservé son caractère révolutionnaire et prolétarien.
Nos partis confirment que l’internationalisme n’est pas seulement immanent au marxisme comme à toute science réelle, – l’internationalisme est la principale condition préalable et le principal moyen de l’objectif communiste à atteindre. Il est énoncé sans ambiguïté et directement dans le Manifeste communiste : “Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !”
Les partis et mouvements participant à la conférence estiment dans l’ensemble le rôle de la IIIe Internationale communiste, créée sous la direction de Lénine, comme positif et apprécient sa contribution à la cause du développement et du renforcement du mouvement communiste et ouvrier mondial. En particulier dans la cause de la formation de nouveaux partis communistes, dans la lutte contre le fascisme du XXe siècle, dans la défaite de l’Allemagne hitlérienne et de ses alliés anti-Comintern. Nous considérons qu’il est nécessaire d’étudier plus avant l’expérience historique de la IIIe Internationale et de l’utiliser dans nos luttes pratiques. Notre estimation positive ne signifie pas du tout qu’il n’y a pas eu d’erreurs dans l’expérience de l’Internationale communiste et qu’elle ne doit pas être traitée de manière critique. Sans condition, l’analyse et l’étude de ces erreurs sont nécessaires et doivent être faites, mais surtout pour mener à bien nos luttes pour le socialisme en nous appuyant sur les connaissances, les réalisations et les erreurs de nos prédécesseurs.


Nous constatons une certaine similitude de la situation actuelle avec l’état du mouvement révolutionnaire au début du XXe siècle. Tout d’abord avec les âges de l’effondrement de la Deuxième Internationale – une très forte vague d’opportunisme, qui avait frappé le mouvement communiste et de gauche. De plus, l’opportunisme et le révisionnisme sont aujourd’hui une arme bien guidée et bien organisée de la bourgeoisie. La principale réalisation de cette politique d’apostasie est l’exemple du Parti de la Gauche Européenne. C’est un centre idéologique et organisationnel des révisionnistes, qui vit de l’argent de l’UE et fonctionne selon ses lois, travaillant pour renforcer l’impérialisme européen. Partant de cette conclusion, nous considérons comme très précieuse l’expérience de Lénine dans la formation de l’Internationale communiste avec son organisation de luttes résolues et sans compromis contre l’opportunisme et l’élaboration de principes théoriques pour des partis toujours révolutionnaires. Ces principes ont été formulés comme conditions d’adhésion à l’Internationale communiste. Aujourd’hui, la lutte théorique et pratique contre l’opportunisme est absolument nécessaire pour notre mouvement.
Les participants à la conférence viennent de la considération qu’aujourd’hui il n’y a pas de conditions pour créer immédiatement la nouvelle Internationale communiste, il n’y a pas de partis de force et d’envergure bolchévique ; il n’y a pas de pays de révolution socialiste victorieuse, qui pourrait prendre sur lui le fonctionnement matériel et organisé d’un centre commun ; et la nouvelle stratégie révolutionnaire contemporaine ne se réalise pas assez. Toute cette emphase, qu’il y a certainement une nécessité d’un travail commun dans le domaine de la théorie ainsi qu’un travail pratique commun et une coordination des positions et des actions pour la cause du renforcement organisationnel, politique et idéologique des partis communistes.


Les participants à la conférence notent que certaines activités en direction du renforcement du pôle communiste ont été menées à bien par nos partis pendant plus de vingt ans. Il s’agit des réunions de Solidnet System initiées par le CPG, de la publication du magazine International Communist Review, de la formation du Mouvement Européen d’Initiative Communiste, des conférences communes à Leningrad et Moscou et bien d’autres. C’est pourquoi nous considérons que, tout d’abord, ces formes de contre-action doivent être développées et remplies de contenu pratique dans plusieurs directions très importantes :

-Le thème de la lutte contre l’opportunisme en tant que partie intégrante et obligatoire de la lutte anti-impérialiste devrait être abordé par nos partis sous l’angle théorique et, comment c’est possible, être accordé dans sa mise en œuvre pratique dans tous les forums internationaux vidéo ;

  • Le but de la première Internationale – l’Association Internationale des Travailleurs – était le développement du mouvement ouvrier mondial, l’introduction de la connaissance scientifique et le mouvement vers la révolution socialiste. Notre priorité commune est donc le développement de chaque parti au niveau national ainsi que le développement de la résistance des travailleurs de masse dans chaque pays, l’internationalisation des luttes ouvrières et syndicales sur la base de la lutte de classe contre le capitalisme et toute exploitation, toute oppression. Ce domaine devrait être non seulement un thème commun, mais aussi un outil pour renforcer les partis et étendre leur influence auprès des masses de travailleurs dans leur propre pays ;
  • Il existe une nécessité urgente d’une analyse commune et, comment c’est possible, des caractéristiques communes de choses aussi compliquées et influentes que la soi-disant “construction du socialisme avec la spécificité chinoise” ainsi que les modèles dits bolivariens du “socialisme du XXIe siècle”, qui, comme nous le pensons, sont en contradiction avec les principes fondamentaux de la théorie de la révolution socialiste et la construction du socialisme ;
  • Un lien mutuel constant entre nos partis et l’assistance mutuelle dans la cause du renforcement des positions de chaque parti à son propre niveau national comme condition indispensable du renforcement général du pôle communiste.
    Les partis qui ont signé cette déclaration, prennent des obligations et appellent les autres partis prolétariens à se souvenir, à étudier et à se laisser guider par les principes éternels du marxisme-léninisme, incarnés dans l’activité des bolchéviks et de l’Internationale communiste, créés par eux !
    Vive le marxisme-léninisme !
    A bas la dictature de la bourgeoisie ! Vive le pouvoir des travailleurs !
    Vive la lutte militante contre toutes sortes d’opportunisme !
    La nécessité et la normalité de la révolution socialiste et de la construction du socialisme demeurent urgentes.
    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
  • Moscou. 1-2 juin 2019.

  • Azerbaïdjan, Parti communiste d’Azerbaïdjan
    Bélarus, BRO CPSU 
    Belgique, plate-forme marxiste
    Bulgarie, Parti communiste de Bulgarie
    République populaire de Donetsk, Front ouvrier du Donbass
    Estonie, Parti communiste d’Estonie
    Finlande, Parti communiste ouvrier de Finlande
    France, Parti communiste révolutionnaire de France (PCRF)
    Grèce, Parti communiste de Grèce
    Hongrie, Parti des travailleurs hongrois 
    Parti communiste italien
    Kazakhstan, Mouvement socialiste du Kazakhstan
    Kazakhstan, Parti communiste du Kazakhstan 
    Kirghizistan, Parti communiste du Kirghizistan
    Lettonie, Parti socialiste de Lettonie 
    Lettonie, Union des communistes de Lettonie
    Lituanie, Parti socialiste de Lituanie 
    République populaire de Lougansk, RCWP
    Moldova, Parti communiste de Moldova 
    Mexique, Parti communiste du Mexique
    Russie, Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) 
    Russie, Parti communiste ouvrier de Russie (RCWP)
    Syrie, Parti communiste syrien
    Espagne, Parti communiste des travailleurs d’Espagne
    Suède, Parti communiste de Suède
    Turquie, Parti communiste de Turquie
    République moldave de Transnistrie, Parti communiste de Transnistrie
    Ukraine, Union des communistes d’Ukraine

Traduit par l’humanité Nouvelle

Par Defense of communism : https://www.idcommunism.com/2019/06/100-years-of-communist-international-the-declaration-of-moscow-conference.html?m=1

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