Croyant tromper les gilets jaunes, Macron, aidé en cela par les médias BFM TV et CNEWS qui sont aux mains de milliardaires et FR2, FR3, la télé du service…

Info luttes —Les mensonges éhontés de Macron — n° 51— décembre 2018

Croyant tromper les gilets jaunes, Macron, aidé en cela par les médias BFM TV et CNEWS qui sont aux mains de milliardaires et FR2, FR3, la télé du service public, véritable porte-parole de l’Élysée, a annoncé des mesures soi-disant sociales qui était déjà depuis le début de l’année dans les cartons du 1er ministre. Mais sa prestation devant 23 millions de Française et de Français n’a pas convaincu les milliers de gilets jaunes qui campent toujours sur les ronds-points de nos villes. Ce mouvement est l’expression directe de la colère qui couvait depuis des années, suite aux politiques antisociales menées par Sarkozy, Hollande et aggravées par Macron.

Expression directe de la colère que les syndicats et plus particulièrement la CGT, n’ont pas su ou n’ont pas voulu voir, restant dans la posture de concertation avec le patronat et le gouvernement et du syndicalisme rassemblé avec une CFDT de plus en plus alliée au gouvernement et au MEDEF. Posture qui a eu pour conséquence un rejet des organisations syndicales et politiques de la part des gilets jaunes.

Alors qu’une des principales revendications des travailleurs payés au SMIC était une augmentation substantielle de leur fiche de paie, et que la ministre du Travail sur les plateaux de télévision affirmait qu’il n’y aurait pas d’augmentation du SMIC, la CGT avec les autres organisations syndicales se sont précipitées à l’Élysée pour une réunion avec Macron qui, depuis son investiture, avait ordre de l’Union européenne de ne pas augmenter le SMIC. D’ailleurs, les annonces du lundi 10 décembre 2018 du Président de la République sont un mensonge et ne répondent en rien aux revendications actuelles des gilets jaunes salariés, retraités et privés d’emploi. Ce n’est pas le SMIC qui est augmenté, mais la prime d’activité versée aux plus bas salaires, mais qui n’est pas soumise aux cotisations sociales. Quant à la suppression de la CSG, ce n’est pas le revenu du retraité qui est pris en compte, mais celui du foyer fiscal. Des propositions financées par les contribuables, donc par nous, qui vont à terme pénaliser les services publics. Et bien sûr, les plus riches et le patronat ne sont pas mis à contribution et surtout, pas touche à l’ISF.

Dans ces conditions, est-il acceptable que les confédérations syndicales, et la CGT en particulier, laissent tous ces gilets jaunes lutter seuls sur leurs ronds-points ?

Face aux mensonges éhontés de Macron, il y a urgence à lutter tous ensemble dans la rue et dans les entreprises. Unifions les luttes, assez d’éparpillement, car le peuple de France, le monde du travail, la jeunesse et les libertés individuelles et collectives sont en danger.

Le PRCF appelle la classe ouvrière à prendre la tête d’un nouveau Front populaire et patriotique pour sortir notre pays de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.

Jo Hernandez pour la commission luttes du PRCF

Les grèves en cours :

  •  Al’aéroport Toulouse-Blagnac du 13 au 15 décembre 2018

  •  Des bus Zéphir à Cherbourg dès le 11 décembre 2018

  •  Des étudiants de l’université Jean-Jaurès à Toulouse depuis le 10 décembre 2018

  •  Nationale de la Fonction publique du 9 au 31 décembre 2018

  •  Des fonctions support de la police dès le 8 décembre 2018

  •  En Occitanie depuis le 3 décembre 2018

  •  Nationale des lycéens dès le 30 novembre 2018

  •  Des avocats depuis le 22 novembre 2018

  •  Nationale dans les lycées professionnels du 19 novembre au 22 décembre 2018

  •  Nationale des gilets jaunes dès le 17 novembre 2018

  •  Des bus et métros STAR à Rennes dès le 15 novembre 2018

  •  ALa Poste des Hauts-de-Seine depuis le 26 mars 2018

Les grèves à venir :

  • Des intermittents du spectacle dès le 18 décembre 2018

  • Nationale à la Sécurité Sociale le 18 décembre 2018

  • Ses bus et trams TAO à Orléans le 21 décembre 2018

Revue de presse :

Des luttes gagnantes :

A – Chez EOLANE de Montceau-les-Mines (71) le site ne fermera pas !

Source : CGT – 12/1/2/2018

Une annonce qui les as laissés incrédules, dans un premier temps, puis la bonne nouvelle faisant son chemin, c’est la joie qui est arrivée, comme une vague de bonheur.

Ce mardi 5 décembre, c’était donc la dernière réunion, puisque le combat contre la direction, qui a duré 14 mois vient de s’achever.

420 jours d’angoisse, de désespoir et de découragement. De lutte aussi, avec des représentants CGT qui n’ont rien lâché et qui ont accompli un travail phénoménal pour arriver à cet heureux résultat. D’ici 10 jours, les équipes de Montceau vont travailler avec la Direction des opérations et en particulier l’équipe de redéploiement industriel pour apporter de la charge et bâtir le plan permettant la montée en puissance. Et notamment, avec l’ajout de nouvelles lignes CMS (Composants montés en surface) sur le site Montcellien.

Des grèves et manifestations :

Source:l’Humanité du 11/12/2018 – par Sylvie Ducatteau

1 -Les Luxfer sous tension pour garder leurs emplois

A Gerzat, dans le Puy-de-Dôme, les 136 salariés de l’usine où sont produites des bouteilles à haute pression occupent le site que le groupe anglo-saxon veut fermer.

La rue de l’Industrie à Gerzat, une commune de l’agglomération de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de- Dôme, portait bien son nom il y a encore quinze jours. Depuis 1930, au rythme des trois-huit, l’usine de production de bouteilles à haute pression, propriété de Pechiney, fleuron de l’industrie française, y employait des familles entières. L’anglo-saxon Luxfer Gas Cylinders, qui en est devenu propriétaire en 2001, vient d’annoncer sa fermeture. « Pas rentable », « des ouvriers trop chers », expliquait, le 4 décembre, le « manager de transition » à la manœuvre, arrivé la veille dans l’entreprise pour organiser sa mise à mort.

Dans le réfectoire où les salariés sont réunis, la tension est palpable. « Pour justifier la fermeture, ils comparent des chiffres incomparables. En réalité, le site est bénéficiaire mais notre travail, nos efforts n’ont servi qu’à renflouer les caisses des autres boîtes du groupe. Si les choses allaient si mal, pourquoi la direction ne nous a- t-elle pas informés, il y a six mois ? » interroge l’un d’eux.

Lui se désole du gâchis à venir et d’un savoir-faire voué à disparaître. Son regard est tourné vers la cour où, la veille, après la réunion exceptionnelle du comité d’établissement, les ouvriers ont installé, telles des barri- cades, des palettes de bois et des chariots emplis de tubes en aluminium, en signe d’occupation. Presque nostalgique, il décrit le travail réalisé ici depuis tant d’années : « C’est avec ces tubes d’alu, les billettes , que nous façonnons les bouteilles. Nous les coupons en lopins . Elles sont forgées et subissent différents traitements thermiques selon leur usage. Nous utilisons pour certaines du carbone et de la fibre de verre. »

En cette fin de matinée, les visages sont fermés. Les salariés sont sous le choc de l’annonce, une semaine plus tôt, de la fermeture de leur entre- prise, principal fournisseur en France de bouteilles de gaz sous pression pour le marché médical, les pompiers, les sauveteurs. Le coup a été brutal. Le 25 novembre, les chefs d’atelier ont été convoqués par SMS à une réunion le lendemain. A charge pour eux d’apprendre la nouvelle aux équipes. « Sacré cadeau de Noël, un mois tout juste avant les fêtes ! » déplore Didier, 37 ans d’ancienneté à l’usine où sa mère l’avait précédé. « Avec les lois Macron, ça va vite. Avant, on pouvait discuter pied à pied, désormais, ce n’est plus pos- sible », remarque Gervais, confronté à son deuxième licenciement. Le premier a été tellement douloureux qu’il a fracassé sa vie de famille. Officielle- ment, 136 emplois seraient rayés de la carte. Bien plus, en réalité, avec les 27 intérimaires qui s’ajoutent aux effectifs, et les conséquences des pertes de contrats pour de nombreux sous-traitants. C’est le cas d’une im- primerie qui vient de moderniser son parc de machines. Ou de Sait, un fabricant d’abrasifs dont le commercial de passage reconnaît que « son chiffre d’affaires va être sérieuse- ment amputé ». « On va sortir de là comme on y est entrés. Il n’y a jamais

eu de plan de formation. Il n’y a pas de déroulement de carrière, rien », dénonce Younès, dans l’entreprise depuis 17 ans et membre du CHSCT. En revanche, les maladies professionnelles, les risques psychosociaux et les accidents du travail sont légion. Ce jeune ouvrier, qui a lui- même été gravement blessé, est reconnu travailleur handicapé. Il n’a jamais bénéficié du reclassement au- quel il avait pourtant droit. Alex, élu au CHSCT, est électricien. Il raconte avoir travaillé sans habilitation, comme quatre de ses collègues, bien que cela soit une obligation. Et si les hommes sont maltraités, l’électricien témoigne que les machines le sont tout autant : « Il n’y a eu aucun investissement depuis le rachat. L’équipe de maintenance a été divisée par deux. Les arrêts de production sont si nombreux que les ouvriers ont été obligés de revenir le week-end pour finir le travail. »

Pour ces salariés, il ne fait aucun doute que Luxfer a acquis l’entreprise uniquement pour récupérer les brevets de Pechiney. « Depuis des années, l’usine ne marche que grâce à notre savoir-faire, à nos trucs de métier, au système D qui permettaient de compenser la défaillance des ma- chines et du matériel. Luxfer ne veut pas de repreneur et préfère casser l’outil, car il sait que si l’usine redémarre, nous serons un concurrent sérieux », jugent les deux ouvriers. Un paradoxe, alors que les bouteilles sous pression produites à Gerzat sont des objets de haute technologie plé- biscités par leurs utilisateurs, dont Air Liquide. « Ce client ne veut que des bouteilles Gerzat. Nous utilisons pour lui un alliage que les Anglais ne savent pas faire », précise Alex.

Près du portail, un cercueil noir a été accroché à la grille, derrière lequel s’alignent une centaine d’affichettes représentant les salariés sacrifiés. Des militants sont venus soutenir ces derniers. « La fermeture sidère tout le monde », se désole Marie-Thérèse Romanat, conseillère municipale d’opposition (PCF) à Gerzat, venue tracts à la main. « C’est l’exemple parfait de casse sociale gratuite dont est capable la finance », explique Christophe, un ambulancier en gilet jaune qui, depuis quinze jours, participe au blocage de l’un des ronds- points du secteur.

Les gilets rouges de la CGT sont là également, nombreux, métallurgistes de la région ou ex-salariés de la Seita, dont l’usine de Riom, une ville voisine, a été fermée il y a tout juste un an. Certains licenciés s’apprêtent à lancer leur coopérative pour re- prendre une part de la production. Une expérience qui pourrait faire re- cette chez Luxfer aussi. ■

2 – La CGT se mobilise contre la fermeture des centrales à charbon en France

Source : Le Monde du 13/12/2018

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés jeudi à Paris pour demander au gouvernement un moratoire sur la décision de fermer les quatre dernières centrales d’ici à 2022.

Ils étaient plusieurs centaines, jeudi 13 décembre à Paris, venus manifester à quelques mètres du ministère de la transition écologique et solidaire, à l’appel de la Confédération générale du travail (CGT). Un mot était sur toutes les lèvres : un moratoire sur la fermeture des dernières centrales à charbon françaises. « Macron a su proposer un moratoire sur la taxe carbone, sur les tarifs du gaz et de l’électricité, il faut qu’il fasse la même chose sur le charbon ! », lance Nicolas Casoni, secrétaire général de la CGT de la centrale de Gardanne (Bouches-du-Rhône).

Le président de la République a confirmé, fin novembre, que les dernières centrales françaises devraient avoir fermé avant la fin du quinquennat un engagement pris lors de la campagne présidentielle. La France compte encore quatre sites de production, dont deux sont opérés par EDF, à Cordemais (Loire-Atlantique) et au Havre (Seine-Maritime) ; les deux autres sont exploités par le groupe allemand Uniper, à Gardanne et à Saint-Avold (Moselle).

Ces centrales produisent moins de 2 % de l’électricité française, mais sont très utilisées pendant les pics de consommation en hiver. « Tout le monde se demande quelle centrale va fermer en premier »

Pour la CGT, le gouvernement devrait accepter un moratoire pour laisser du temps à des projets de reconversion des sites. « D’autant que les quatre sites français représentent moins de 1 % des émissions de gaz à effet de serre », ajoute M. Casoni. Les syndicats du secteur estiment que la fermeture des centrales concerne cinq mille emplois directs et indirects.

Parallèlement à ce rassemblement, les salariés des centrales à charbon et des ports étaient appelés à une grève de vingt-quatre heures, reconductible dans les centrales.

Les syndicats du secteur affirment que ces centrales sont toujours nécessaires au maintien de la stabilité du réseau électrique. Le gestionnaire du réseau, RTE, a estimé mi-novembre que la fermeture des centrales à charbon serait possible à par- tir de 2020 si un certain nombre de conditions étaient réunies, notamment un développement fort des énergies renouvelables et la mise en service de la centrale nucléaire de Flamanville dans la Manche et de la centrale au gaz de Landivisiau dans le Finistère. Un bilan jugé insuffisant par la CGT, qui considère que le ré- seau électrique français aura du mal à passer les pointes de consommation hivernales sans le charbon.

« Tout le monde se demande quelle centrale va fermer en premier », ra- conte un salarié de Saint-Avold, qui a demandé à rester anonyme. Le gouvernement n’a pas donné de calendrier précis, mais RTE a fait savoir que la fermeture de la centrale de Cordemais devrait être la plus reculée dans le temps, le temps de pallier les difficultés d’approvisionnement électrique de la Bretagne.

Seul politique présent au rassemble- ment, le nouveau secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, a apporté son soutien à la revendication d’un moratoire. « On va fermer des centrales à charbon en France pour importer du charbon allemand ? On cède à une psychose », estime le député du Nord.

Le gouvernement n’entend pas reculer pour l’instant sur la date de 2022, a fait savoir le cabinet de François de Rugy, où une délégation a été reçue. Selon la CGT, le ministère s’est simplement engagé sur la nomination d’un délégué interministériel pour assurer une reconversion économique des sites. Dans une déclaration transmise à l’Agence France- Presse (AFP), le ministère assure qu’il mettra en œuvre l’engagement présidentiel mais « en accompagnant chaque salarié et chaque territoire concernés ». ■

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