France

Retour en image sur l’#Acte33 des #GiletsJaunes, temps forts contre les #violencespolicières . (Par pole de renaissance communiste en france

Le 33e samedi de mobilisation des Gilets Jaunes n’avait pas été annoncé comme un temps fort de manifestation monstre. Mais comme une journée forte pour dénoncer la répression et les violences policières, avec une manifestation à Paris réunissant des mutilés et blessés, ainsi que le collectif d’artistes soutenant le mouvements des gilets jaunes, le sous marin jaune.

La manifestation parisienne a réuni plusieurs milliers de participants, tandis qu’une assemblée réunissant 600 délégués de toutes la France se réunissait elle à Monceau les Mines.

Un acte 33 dénonçant les violences policières du régime Macron

L’interview de Rodriguez, figure du mouvement, éborgné par la police dans une manifestation alors qu’il filmait pacifiquement la place de la Bastille, dans la manifestation parisienne par la chaine d’info continue RT

Dans la manifestation, le neurochirurgien Laurent Thines dénonce les violences policières et appelle à l’interdiction des LBD 40. Il souligne que 250 personnes ont été mutilés en France en 20 ans en raison du LBD 40. C’est à dire plus d’une chaque mois !

Pourtant, l’acte 33 a une nouvelle fois été victime de violences policières avec une répression très dure faisant plusieurs blessés


Une participation toujours significative pour le 33e samedi consécutif de manifestation

Les bénévoles du Nombre Jaune ont décompté plus de 10 000 manifestants malgré la canicule

Le cortège parisien rassemblait plusieurs milliers de manifestants

L’acte 33 à Toulouse et en images

par notre correspondant MF à Toulouse

Une manifestation toujours nombreuse et dynamique, qui pour une fois a pu se tenir sans trop de violences policières. Pour la première fois depuis très longtemps la présence policière était très discrète.

L’acte 33 des #GiletsJaunes avec les réseaux sociaux du PRCF

A Marseille la dénonciation des violences policières s’inscrit sur les murs. Ici ceux de la rue Saint Ferreol en plein centre ville de Marseille, à mi chemin entre la préfecture et là où Zineb Redouane a été tuée d’un tir de grenade par la police au mois de décembre.

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Dans les manifestations des Gilets Jaunes, le combat contre la privatisation d’Aéroports de Paris est bien présent

Par pole de renaissance communiste en France : http://humanitenouvelle.fr/retour-en-image-sur-lacte33-des-giletsjaunes-temps-forts-contre-les-violencespolicieres-par-pole-de-renaissance-communiste-en-franceShare on FacebookShare on Twitter

Les syndicats appellent à un conseil de défense du ministère de l’écologie, menacé de disparition par le régime Macron. (Par pole de renaissance communiste en france)

Au cœur de AP2022 et de la loi Dussopt, des récentes circulaires de Matignon pour sabrer dans les services publics, les services publics du ministère de l’écologie sont dans le viseur. Menacés d’extinction comme le dénonce d’une même voix l’ensemble des organisations syndicales de ce ministère stratégique. Dans le cadre de l’élaboration du Projet de Loi de Finances pour l’année 2020 le régime Macron prépare de nouvelles coupes claires dans les effectifs et les moyens budgétaires. Ce 27 juillet est une journée de mobilisation contre le projet de loi de la transformation publique (Loi Dussopt) qui fait voler en éclat les droits des agents publics, pour un pouvoir autoritaire et discrétionnaire total de l’administration, qui aura toute latitude pour précariser les agents et fonctionnaires des services publics. On se doute bien du danger que cela représente lorsque l’on sait que ces agents ont besoin de toute la protection apportée par le statut de la fonction publique pour défendre l’intérêt public contre les intérêts privés des spéculateurs et des multinationales. Avides de saccager ou s’approprier le bien public, qu’ils s’agissent de l’environnement ou des services publics.

L’urgence écologique c’est aussi la défense du ministère de l’écologie et de ses missions de services publics

Derrière les acronymes barbares de MTES (ministère de la transition écologique et solidaire, sous la férule de De Rugy après que Hulot a claqué la porte) et de son cadet le MCTRCT (ministère de la cohésion territoriale et des relations avec les collectivités territoriales), ce n’est rien moins que l’ensemble des services publics de l’environnement et de l’équipement qui sont directement attaqués par le régime Macron. Politique de protection de la nature, urbanisme, prévention des risques naturels, transport – y compris le réseau routier national des DIR – logements et construction… ces services publics sont stratégiques pour l’État, pour l’aménagement du territoire, pour la sécurité, le développement et l’avenir de la France. Ils le sont d’autant plus pour mener la transition écologique. Mais de plus de 120 000 agents avant le terrible “Grenelle de l’environnement”, il ne reste plus que quelques dizaines de milliers d’agents. Chaque année, en proportion, c’est ce ministère qui supprime le plus d’emplois publics. C’est aussi celui qui a le plus privatisé, externalisé, délégué et même tout simplement supprimé de missions de service publics. Dans le secret des murs de l’Hôtel de Roquelaure, De Rugy prépare par exemple rien moins que la privatisation des routes nationales. Il vient également de supprimer une large partie des contrôles effectués sur les navires, des contrôles institués après la catastrophe de l’Erika….

Les syndicats appellent à la mobilisation

Contre la privatisation des routes et autoroutesles agents de la DIR centre est manifestent

C’est pour cette raison que les syndicats de ce ministère tire le signal d’alerte et appellent à la constitution d’un “conseil de défense” de ces services publics. Ce 27 juin, ils ont dû se résoudre à ne pas siéger en comité technique ministériel, constatant que méprisant les agents et leurs missions de services publics, pour la nième fois, les ministres avaient refusé de siéger, alors que des décisions stratégiques détruisant ce ministère sont en train d’être mises en œuvre… de concert par le ministre de l’Intérieur et celui des Finances.

Observons que cette offensive pour détruire les services publics de la Nation ne s’arrête pas là, il suffit d’observer les attaques lancées contre l’hôpital public, contre l’Éducation nationale, ou encore contre les services des impôts.

La question posée est moins celle de la résistance, car des luttes sont en cours en ordre dispersé partout en France, que celle de leur unification, tous ensemble et en même temps.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

Résolution pour la constitution d’un « conseil de défense » des MTES et MCTRCT.

Les conséquences néfastes du changement climatique et de l’épuisement des ressources naturelles et de la biodiversité se font d’ores et déjà sentir. La population exhorte le gouvernement à prendre ses responsabilités pour la préservation de la planète, de la biodiversité et des générations futures.

Nos ministères, parce qu’ils agissent sur un champ très large de compétences (écologie, climat, énergie, protection de l’eau, de la biodiversité, de la mer, entretien et régénération des infrastructures de transports, logement et rénovation, prévention des risques naturels ou technologiques, contrôle de sécurité, expertises techniques de l’Etat dans les territoires,…) sont des acteurs indispensables à mobiliser pour mener les politiques publiques nécessaires à une réelle transition écologique et solidaire.

Mais paradoxalement, ils sont aujourd’hui menacés d’extinction après des années d’économies budgétaires dictées par les gouvernements successifs. Ces économies n’en sont pas au regard des enjeux. Les dépenses d’aujourd’hui au service des politiques publiques sont des investissements et des gains pour demain.

Considérant que nos ministères, non prioritaires, ont contribué en 2018 à hauteur de 80 % des suppressions de postes de l’État en amplification des baisses de moyens et d’effectifs depuis plusieurs années ;

Considérant que l’externalisation des missions par transfert de compétences ou privatisation fragilise la cohérence de leur gestion jusqu’à atteindre parfois leur suppression et coûte cher à la collectivité et aux citoyens ;

Considérant que l’inter-ministérialité, tout en dispersant voire détruisant certaines capacités d’expertises techniques, permet la concentration des pouvoirs de décisions au « bon vouloir des préfets » ;

Considérant que la suppression de services déconcentrés, les réorganisations incessantes et la modularité « à la carte » des politiques altèrent dangereusement la ligne administration centrale/services spécialisés/établissements publics ;

Considérant que la baisse des effectifs pèse sur les personnels et leurs conditions de travail, avec à la clé une perte de sens et une souffrance au travail conduisant à des situations de plus en plus critiques ;

Nous, membres élus par les personnels au Comité technique ministériel, dénonçons cette spirale du déclin. Nous critiquons un discours gouvernemental à l’opposé des actes et décidons de nous constituer en « conseil de défense des MTES et MCTRCT » pour le renforcement des missions propres aux attributions que nos ministères doivent accomplir.

Dans ce sens nous demandons aux ministres :

  • l’engagement de rétablir les moyens humains et financiers nécessaires aux MTES et MCTRCT afin de répondre aux besoins de politiques publiques pour une réelle transition écologique et solidaire, de reconstruire les capacités techniques, d’expertises et de moyens supports pour remplir les missions de service public, de redonner du sens et de la reconnaissance au travail aux personnels, leur permettre d’exercer leurs missions correctement et dans de bonnes conditions ;
  • l’abandon des projets de restructurations et de réorganisations sous contrainte de moyens et dans le cadre d’Action Publique 2022, avec notamment l’arrêt de la « préfectoralisation » des services, des transferts, suppressions, privatisations de compétences, de la mutualisation/fusion des agences de l’eau, de la création de l’OFB et le maintien des Directions Interdépartementales des Routes en tant que services ministériels ;
  • l’abandon du projet de loi dit de transformation de la fonction publique, outil complémentaire de destruction du service public.

Enfin, nous attendons également des ministres qu’ils cessent leur mépris vis-à-vis des organisations syndicales représentatives élues par les personnels en les honorant de leur présence aux réunions du CTM.

L’intersyndicale, CGT FSU FO, CFDT de l’équipement et environnement

Par pole de renaissance communiste en France : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/les-syndicats-appellent-a-un-conseil-de-defense-du-ministere-de-lecologie-menace-de-disparition-par-le-regime-macron/Share on FacebookShare on Twitter

GENERAL ELECTRIC : un scandale de plus dans la casse des emplois (Parti Communiste Révolutionnaire de France – PCRF)

Au surlendemain des élections européennes, alors que le gouvernement avait demandé de décaler cette annonce après les élections, on apprend, par la bouche de Hugh Bailey D.G de G.E France (et accessoirement ancien conseiller pour les affaires industrielles d’un certain Emmanuel Macron), que General Electric (G.E) va licencier 1044 salariés sur les sites de Belfort, Bourogne (90) et Boulogne-Billancourt (92). L a multinationale monopoliste U.S (exploitant plus de 4000 personnes à Belfort dont 1900 dans l’entité turbines à gaz) a présenté aux instances représentatives ’’des projets d’évolution de l’organisation de ses activités gaz et ses fonctions supports’’, c’est-à-dire plus de la moitié de ses activités de gaz.

Rappelons tout d’abord l’historique de ce groupe :

Alstom (énergie et ferroviaire), au temps où il s’appelait CGE puis Alcatel-Alstom, était leader mondial dans les télécoms, les câbles, l’ingénierie électrique, l’énergie, la ferroviaire, le nucléaire, les chantiers navals, etc. Alors que le groupe était en faillite en 2003, Nicolas Sarkozy le « sauva » en faisant entrer dans le capital l’État, celui-ci apportant 2,8 Mds d’€. Revendu à Bouygues (avec plus-value de 1,26 Mds d’€), actionnaire opportuniste, Alstom resta sous-capitalisé face aux géants G.E et Siemens. Lors de l’acquisition de l’activité énergie d’Alstom (9,7 Mds d’€), G.E s’est bien engagé à créer 1000 emplois ! Aujourd’hui G.E reste leader : des moteurs d’avions, des turbines à gaz, ses scanners et IRM sont à la pointe… ; il avait acquis Enron avec ses éoliennes qui ont généré 10 Mds de $ en 2017 aux frais du consommateur et du contribuable ! Et en un an G.E aurait détruit 120 milliards $ de capitaux ! C’est bien M. Macron, alors ministre de François Hollande, qui a facilité la mainmise de G.E sur Alstom, les mêmes ayant garanti le maintien de l’emploi : ils ont donc menti !

Évoquons maintenant les propos des uns et des autres… :

Les élus locaux prétendent se mobiliser : «  l’heure est à la mobilisation générale, nous ne lâcherons rien !  ». Les syndicats (CGT, Cfe/Cgc et Sud énergie) dénoncent : « le ministre de l’Économie et des finances – Bruno Lemaire – qui avait affirmé la semaine dernière qu’il n’y avait ’’pas de débouché’’ pour la filière turbine à gaz à Belfort, précisant que le site allait produire 7 à 9 turbines cette année, soit l’équivalent de 4 à 5 centrales nucléaires », ajoutant qu’il est « choquant et inacceptable qu’un ministre de l’Industrie français relaie des informations trompeuses avec des conséquences aussi dramatiques pour les salariés de G.E et la filière énergétique françaises ». L’Intersyndicale poursuit : « La filière de production des turbines à gaz de Belfort atteint la taille critique avec depuis deux ans une réduction de près de 30% des effectifs » et « un vaste plan de délocalisation d’activités avec ingénierie délocalisée en Inde, en Pologne et au Mexique et la production en Hongrie et aux U.S.A  » Le ministre Bruno Lemaire s’est engagé à « préserver l’avenir industriel de Belfort  » tandis que la secrétaire d’État Mme Agnès Pannier-Runacher soulignait que le gouvernement attendait que G.E soit ’’exemplaire’’ à Belfort, qu’il sera très exigeant sur l’accompagnement des salariés. Le Président de la République ayant lui assuré «  la plus grande vigilance de l’État » dans un « contexte économique difficile », Belfort « dispose d’atouts » mais il est « indispensable de mesurer les investissements (privés et ou publics ?) nécessaires afin d’adapter l’outil industriel pour expertiser la faisabilité  » des projets d’études, telle la « diversification dans le secteur aéronautique, dans l’hydrogène ». 
Ces salariés de G.E sont d’ores et déjà, si on les en croit, licenciés ! 
Le Parti Communiste Révolutionnaire de France apporte tout son soutien aux travailleurs d’Alstom dont les emplois sont à nouveau menacés !

L’analyse du PCRF :

Nous, communistes marxistes-léninistes, n’ignorons pas que les fusions ne sont faites qu’afin de satisfaire la soif de profit maximum de la grande bourgeoisie monopoliste, faire main basse sur les brevets, les techniques et technologies, les savoir-faire, les marchés, et surtout baisser le prix de la force de travail. La recherche de la maximisation du profit capitaliste, les fautes et erreurs stratégiques des dirigeants, l’émergence de nouveaux concurrents (chinois, etc), l’incapacité à s’adapter aux nécessaires besoins de la population, conduisent la rapace bourgeoisie monopoliste à liquider ce qui est à ses yeux ’’non rentable’’ à court terme. 
L’heure n’est plus aux actions de défense, même si les salariés sont abasourdis, mais à la construction de luttes offensives pour le maintien et le développement de l’industrie, pour notre indépendance vis-à-vis des monopoles étrangers.
Les salariés d’ Alstom doivent refuser les soi-disant plans sociaux, exiger : pas une suppression d’emploi, mais également, sans tarder, engager la lutte dans ce sens. 
De la même manière, il leur faut se réapproprier le mot d’ordre transitoire en système capitaliste de « Nationalisation sans indemnisation et contrôle ouvrier des monopoles qui cassent l’emploi ». Axe de lutte ayant pour objectif la sauvegarde de l’emploi, de l’outil industriel, l’extension des droits des salariés, la création de comités d’usagers/personnels, le droit de veto des organisations syndicales aux décisions des directions, la lutte contre l’État… Mot d’ordre porté par le Parti Communiste Révolutionnaire de France, car la question cardinale dans ce énième scandale humain et industriel est de s’attaquer concrètement et idéologiquement à la propriété bourgeoise, la propriété privée des moyens de production et d’échange, ainsi qu’à son État. 
Ce n’est pas aux salariés d’Alstom de payer en lieu et place des dirigeants de G.E en faillite, comme ce n’est pas à eux de rechercher des solutions bourgeoises telles que négocier de meilleures ’’primes’’ de licenciement, rechercher un hypothétique repreneur capitaliste toujours plus ou moins provisoire… 
Les intérêts et les droits des travailleurs ne sont nullement dans le prétendu ’’dialogue social’’, dans le ’’partenariat social’’, mais dans le combat quotidien contre le patronat et son incarnation politique, son État, le gouvernement. 
Nous devons, nous communistes, œuvrer à cela dans nos syndicats et dans les entreprises ! 
Car en fin de compte, le système capitaliste ne pouvant satisfaire les besoins sociaux urgents et les revendications de l’immense majorité des travailleurs, de la population, le salariat doit entrer en lutte contre lui et contre l’État (qui pérennise la dictature de classe du capital, contrairement à ce que veulent nous faire croire les réformistes sur la prétendue neutralité de l’État qui pourrait jouer un rôle d’arbitre) ; des luttes contre la classe qui l’exploite et l’opprime chaque jour chaque heure. 
Ces luttes seront dures mais absolument nécessaires, luttes à la fois économiques et politiques. Lutte pour le socialisme-communisme comme seule alternative au Capital, grâce au pouvoir des travailleurs, en leur remettant les entreprises socialisées, brisant l’État bourgeois et façonnant l’État socialiste prolétarien, le seul qui sera en mesure, par la planification démocratique, de supprimer l’exploitation de l’homme par l’homme, le gaspillage, la gabegie, le pillage des ressources ; le seul qui préservera démocratiquement l’environnement et satisfera les besoins matériels sociaux et culturels du peuple travailleur. 

Au-delà du grand enjeu d’Alstom, c’est la question de la révolution socialiste-communiste qui est posée, et qui au PCRF est à l’ordre du jour.
Rejoignez-nous dans ce combat !

Par Parti Communiste Révolutionnaire de France : http://www.pcrf-ic.fr/GENERAL-ELECTRIC-un-scandale-de-plus-dans-la-casse-des-emplois

SNU, record de ventes d’armes : le climat de militarisation se fait de plus en plus pesant (Par Parti communiste des ouvriers de France)

Alors que le Rafale s’exhibe bruyamment au salon aéronautique du Bourget, les premiers volontaires, garçons et filles pour le Service national universel (SNU) commencent leur quinzaine de formation dans des internats, encadrés par des civils et des militaires.

Le secrétaire d’Etat, auprès du ministre de l’éducation nationale, G Attal, chargé de la mise en place du SNU rêve tout haut d’en faire un succédanée du service militaire, suspendu par Chirac. L’interview récemment donnée au Parisien en est une illustration. Nous en publions de larges extraits édifiants :

Interrogé sur l’accueil des jeunes volontaires, il précise : « Ils vont être accueillis par des militaires, des animateurs, des éducateurs, qui leur remettront leur paquetage, puis les répartiront dans des maisonnées de dix jeunes. ».

Il apprécie visiblement la terminologie militaire : « Pour les accompagner, il y aura des tuteurs de maisonnée, un pour dix jeunes. Au niveau de la compagnie, c’est-à-dire cinq maisonnées, cinq cadres de compagnie. Les centres, eux, sont gérés par un chef de brigade et trois adjoints. (…) Tous les matins, ils se lèveront à 7 heures et participeront à 8 heures à une cérémonie de lever des couleurs, avec le salut au drapeau et la Marseillaise. Ils suivront chaque jour des modules différents, par exemple sur les questions de Défense, le développement durable ou les valeurs de la République. Ils auront une heure de temps libre en fin de journée où ils pourront utiliser leur téléphone portable. Celui-ci sera interdit le reste du temps. (…) Chaque soirée sera dédiée à un débat sur des enjeux de société, par exemple les discriminations liées à l’orientation sexuelle, le handicap, la radicalisation… Ce lundi, après le match de l’équipe de France féminine de foot, il y aura une discussion sur l’égalité femmes-hommes ».

Interrogé sur le caractère du SNU, décrit comme « un rite de passage, comme l’était le service militaire en son temps ? », il répond avec enthousiasme : « Absolument. Je constate beaucoup chez les jeunes cette quête de rites, mais aussi de repères. » Et de poursuivre la comparaison : « Au-delà du cadre, de la participation des armées à l’encadrement, les jeunes bénéficieront d’un bilan de santé complet, avec tests auditifs, visuels et cardiovasculaires. Il y aura aussi un test d’illettrisme et d’illectronisme (manque ou une absence totale de connaissances informatiques), ainsi que des modules sur la Défense et la sécurité. » (…) « On souhaite apporter aux jeunes les réflexes pour se défendre et protéger, comment réagir en cas d’attentat terroriste ou de catastrophe naturelle, comment mettre en place un poste de secours, organiser une battue pour rechercher une personne disparue… À la fin, il y aura un exercice grandeur nature d’une journée, au cœur d’une simulation de crise grave : un carambolage autoroutier, un accident nucléaire, etc. Les jeunes auront aussi une formation à l’auto-défense. (…) « Dans chacun des départements, il y aura une expérience qu’on peut rapprocher de la préparation militaire, mais sans maniement des armes. Dans les Ardennes, par exemple, les appelés feront un parcours du combattant sur la base militaire. En Guyane, les jeunes partiront en Raid commando dans la jungle pendant deux jours, avec un bivouac. »

Destinés à constituer une « réserve nationale », il apporte de nouvelles précisions : « Les municipalités auront leur contact et pourront les solliciter en cas de besoin. Je souhaite aussi que ce vivier puisse être mobilisé pour des cérémonies patriotiques. Ils y seront invités. S’il n’y a quasiment pas de jeunes dans les commémorations aujourd’hui, c’est parce qu’à aucun moment on ne leur explique le sens de cette symbolique. Nous allons les former, et les municipalités pourront les inviter. Je suis sûr qu’alors, ils seront fiers de revêtir leur uniforme du service national et de participer. ». Détaillant la tenue, dont « une chasuble fluorescente marquée du logo du SNU » qu’ils conserveront, il vante autres les vertus du SNU : « Le SNU, comme le service militaire à l’époque, est une expérience de dépaysement. C’est pour moi essentiel, pour se construire en tant que personne. » Et si les municipalités sont invitées à faire appel à ces jeunes, ils seront également suivis : « À intervalles réguliers, des chercheurs suivront cette première cohorte du service national pour mesurer ses effets, notamment en ce qui concerne le décrochage. Je vais aussi créer un conseil national qui associera l’ensemble des partenaires des armées, de la gendarmerie, de la sécurité civile, des associations et mouvements d’éducation populaire. Ils formuleront des recommandations. »

L’objectif est d’aller vite, dans la mise en place de ce SNU obligatoire : « on ne pourra pas être réformé du SNU. C’est le sens du mot « universel ».

Un collectif d’organisations auquel participe notre parti, s’est mis en place pour informer sur les dangers du SNU, véritable entreprise d’encadrement idéologique des jeunes, à partir de 16 ans !

Il a fait une déclaration que nous reproduisons dans ce texte

La 53ème édition du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget a ouvert ses portes pour une longue semaine de démonstrations, d’annonces de ventes d’avions civils, de signatures de programmes militaires.

Parmi les annonces médiatisées, il y a celle du lancement du vaste programme du « système de combat aérien du futur », articulé notamment autour d’un avion dont la maquette grandeur nature a été dévoilée. Dassault en est le maître d’œuvre, avec Airbus et toute la kyrielle de fabricants d’armes, de drones, qui vont participer à ce vaste projet voulu par les dirigeants français et allemands, rejoints par ceux d’Espagne. Ce sont des dizaines de milliards qui sont en jeu, sur les 20 prochaines années.

En attendant, les Rafale continuent à être produits et vendus : 29 seront livrés à l’armée de l’air en 2019, au Qatar, en Inde…

Le gouvernement vient de présenter au parlement le rapport annuel des ventes d’armement en 2018.

Elles ont augmenté de 30% par rapport à 2017, pour atteindre 9,1 milliard d’€. La moitié des ventes concernent les Etats du Moyen Orient ; Arabie saoudite, EAU, Égypte, Qatar. Et l’Inde, avec un gros contrat d’achat de Rafale.

Si l’usage des armes françaises par les armées saoudiennes et des émirats contre les populations civiles au Yémen est aujourd’hui largement établi, il faut ajouter que les Mirage 2000 indiens ont bombardé le Pakistan, officiellement des « camps de terroristes » et que les blindés et les dispositifs de surveillance vendus à l’Egypte sont engagés dans la vaste répression qui s’abat sur toutes les formes de contestation.

SERVICE NATIONAL UNIVERSEL : CA SE PRECISE. DANGER

L’expérience débute ces jours-ci avec, pour cette année, seulement des volontaires. L’avis des 2 000 qui se sont ainsi engagé.es ne sera sans doute pas partagé par les 800 000 à qui, chaque année, ce sera ensuite imposé.

Un collectif rassemblant des organisations associatives, syndicales, politiques et de jeunesse est en cours de création. Ensemble, nous voulons informer largement sur les dangers du SNU, pour faire grandir l’opposition à cette opération de soumission de la jeunesse, de remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses remplacé.es par ces jeunes sans droit, et qui va occasionner des dépenses considérables qui ne vont pas à l’éducation et renforcer la militarisation de la société.

Les précisions apportées tout récemment par le Secrétait d’Etat Attal (dans un article du Parisien), méritent d’être connues :

« Tous les matins, ils se lèveront à 7 heures et participeront à 8 heures à une cérémonie de lever des couleurs, avec le salut au drapeau et la Marseillaise. »

« Y aura-t-il un parcours d’obstacle ? Les appelés du SNU ramperont-ils dans la boue ? Oui. Dans chacun des départements, il y aura une expérience qu’on peut rapprocher de la préparation militaire, mais sans maniement des armes. Dans les Ardennes, par exemple, les appelés feront un parcours du combattant sur la base militaire. En Guyane, les jeunes partiront en Raid commando dans la jungle pendant deux jours, avec un bivouac. »

On nous dit : Il faut que les jeunes s’engagent. Mais c’est déjà le cas !

Ils et elles s’engagent pour lutter contre le racisme, pour que cesse la destruction de la terre, pour le droit à étudier, pour une autre répartition des richesses, pour le droit au logement, pour l’égalité des droits et contre les discriminations, etc.

Ce n’est pas à l’État de les forcer à s’engager ! Non au SNU !

Parti communiste des ouvriers de France : http://www.pcof.net/le-climat-de-militarisation-se-fait-de-plus-en-plus-pesant/

Le 11 juin, Les hospitaliers en grève (Parti communiste des ouvriers de France)

Mardi 11 juin, à Pau comme dans toute la France, les personnels de santé des hôpitaux étaient en grève. La mobilisation était très importante sur Pau à l’hôpital public. 200 personnes ont manifesté devant l’hôpital dont une centaine de grévistes, pour dénoncer la suppression de 80 lits, dont 40 rien que pour le service gériatrie. Les blouses blanches ont reçu de nombreux soutien de syndicalistes du Béarn et de gilets jaunes. La population est largement solidaire de ce mouvement. Les salariés des hôpitaux demandent plus de moyens pour la santé publique et de meilleures conditions de travail. Notre parti a apporté son soutien à leur juste combat. A Pau comme ailleurs, du fric pour les hôpitaux, les services publics, pas pour les profits, et pas pour faire la guerre ! Correspondance cellule Fernand Yveton – Pau.

Par Parti communiste des ouvriers de France : http://www.pcof.net/le-11-juin-les-hospitaliers-en-greve/Share on FacebookShare on Twitter

La SNCF au tribunal pour le licenciement d’un militant CGT de Nancy Réintégration de Jean-Michel Dieudonné !

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Ce lundi 24 juin, la SNCF était assignée en référé au tribunal des prud’hommes dans l’affaire de la radiation de Jean-Michel Dieudonné, militant de la CGT.

Cette « radiation des cadres », qui est un licenciement pour faute grave, sans préavis ni indemnités, avait été prononcée suite à une banale altercation avec un cadre qui avait eu lieu le 27 juillet 2018 à la gare de l’Est au retour d’une manifestation au siège de la SNCF. Après la grève des cheminots du printemps 2018, il s’agissait de toute évidence d’une affaire montée de toute pièce. Le cadre lui-même avait retiré sa plainte, mais la direction de la SNCF avait maintenu cette sanction extrême.

Une bonne centaine de personnes sont venues soutenir Jean-Michel Dieudonné. La salle d’audience était bondée et de nombreuses militants ont dû attendre devant le palais de justice.

Le jugement est mis en délibéré, il sera rendu public le 15 juillet prochain. Annulation de la radiation ! Réintégration de Jean-Michel Dieudonné !

A Marseille, la municipalité Gaudin s’en prend à la Culture. (Par pole de renaissance communiste en France)

Marseille, la Culture est en danger, les subventions baissent, des Théâtres ferment, plus de 100 festivals sont annulés. Un appel à la résistance est lancée. Deux cas de mobilisations sont emblématiques des menaces et des actions engagées.

Celui du théâtre de la Comédie et celui du théâtre Toursky, ce dernier étant un des lieux emblématiques des mobilisations progressistes de la 2e ville de France.

Au théâtre de la Comédie, Jean-Pascal Mouthier, directeur du Théâtre de la Comédie à Marseille a dû faire 32 jours de grève de la faim pour obtenir une première victoire (voir lien ci dessous) 

Le directeur du Théâtre Toursky, Richard Martin lui a du lancer un appel à une Résistance active contre la politique culturelle notamment de la Ville de Marseille . En effet cette dernière a supprimé 85 000 € de subvention en 2018 et 2019 mettant en danger l’équilibre financier de ce lieux culturel phare de la citée phocéenne.

Outre les pétitions lancées, des actions sont programmées à la rentrée :

  • un grand débat organisé par “Résister Aujourd’hui” sur le thème de “la Culture en danger”,au Théâtre Toursky le samedi 14 septembre 2019 à 14h, en présence de Richard Martin et de Jean-Pascal Mouthier
  • le vendredi 27 septembre 2019, après le concert de soutien au Toursky, manifestation devant la Mairie de Marseille  Richard Martin commencera une grève de la faim.

JBC pour www.initiative-communiste.fr


Première victoire pour le Théâtre de la Comédie à Marseille

Mes Amis, nous avons remporté une première victoire.
Vous le savez, j’ai effectué 32 jours de grève de la faim, j’ai dû être hospitalisé dans un état très grave mais aujourd’hui, après un repos forcé, je retrouve un peu de force pour vous écrire.
Mes amis, cette lutte a payé.
L’archevêché et la mairie de Marseille ont proposé des négociations et à l’heure actuelle on se dirigerait vers le compromis suivant :
L’archevêché abandonnerait la dette ainsi que toutes poursuites judiciaires, l’équipe du TCM et moi-même nous récupèrerions tous matériaux et matériels investis dans ce lieu depuis 20 ans et nous aurions un délai suffisant pour déménager ; de son côté, la mairie de Marseille s’engage à me donner les moyens pour que je puisse continuer mon travail de directeur de théâtre.
C’est une victoire.
D’abord parce que je ne payerai pas à titre personnel la somme de 130 000 euros, ce qui aurait signifié la mort matérielle de ma famille et de moi-même, et ensuite parce que cette victoire crée un précèdent, un espoir pour tous ceux qui luttent. Nous, alors que nous sommes des « petits », nous avons réussi à faire reculer ces deux puissantes institutions que sont l’archevêché et la mairie de Marseille et cela rien qu’avec la force de notre conviction et de notre détermination.
Bien sûr le lieu actuel du TCM, Théâtre de la Comédie au boulevard Jeanne d’Arc devra fermer ses portes et pour moi qui ai passé 13 ans à le reconstruire ce sera une épreuve d’une difficulté que les mots ne peuvent traduire, mais ce qui atténue cette douleur et me donne espoir, c’est que si le TCM meurt au boulevard Jeanne d’Arc c’est qu’il puisse renaître ailleurs.
La lutte n’est pas finie. Elle ne fait même que commencer.
C’est en effet une première victoire mais ce n’est pas encore la victoire finale. Maintenant nous devons nous battre pour que la mairie tienne ses engagements et lui rappeler ses obligations de Capitale Européenne de la Culture. Nous, l’équipe du TCM, Théâtre de la Comédie, nous devons pouvoir continuer notre activité dans des conditions au minima égales à celles que nous avions. C’est bien pour cela, et fort des milliers de soutiens que j’ai reçus, que j’ai bien l’intention de continuer la lutte et poursuivre ce débat sur la place de la culture, de l’échange et du vivre ensemble dans notre ville de Marseille.
C’est pour cela, même si aujourd’hui nous avons remporté une première bataille, le combat n’est pas fini, alors restons mobilisés.
Résister et Espérer

Jean-Pascal Mouthier, Directeur du TCM, Théâtre de la Comédie Marseille
http://theatremarseille.com/

Soutien au Théâtre Toursky qui entre en résistance active.

Cher public, chers amis,

Le Théâtre Toursky entre en résistance active contre la politique culturelle de la Ville de Marseille qui, au lieu de soutenir davantage le Toursky comme Monsieur Gaudin l’avait publiquement annoncé, ne cesse depuis de nous réduire de façon drastique et assassine le montant de la subvention allouée à notre théâtre.
Face à notre inquiétude et notre mécontentement, nous avons adressé deux courriers à la Ville (les 10 avril et 4 mai 2019) auxquels elle « nous » a répondu par voie de communiqué de presse lundi 13 mai 2019.

Dans ce communiqué, la Ville confirme bien son maintien de baisse de subvention et nous fait part en prime, de sa décision de réaliser un audit sur la situation du théâtre afin de voir si « notre projet est en adéquation avec les besoins culturels du territoire ».

À la veille du 50e anniversaire du Toursky, cette annonce provoque la stupéfaction générale. Nous ressentons à travers de telles décisions un mépris affiché de la part de la Ville envers notre travail et nos actions, ainsi qu’une volonté de nous museler et de nous mettre sous tutelle, ce que nous refusons farouchement.

Nous vous joignons ici l’ensemble des échanges avec la Ville et nous vous appelons à défendre votre théâtre dont l’avenir est menacé.
Rejoignez-nous. Relayez l’information partout : auprès de votre entreprise, de votre association, de votre école, de votre collège, de votre lycée, auprès de vos amis, de votre famille et dans tous vos réseaux sociaux…

Entre autres actions dont vous serez informés régulièrement, un grand rendez-vous est déjà pris pour un concert gratuit le vendredi 27 septembre 2019 à 20h au Théâtre Toursky, à la suite duquel nous accompagnerons jusqu’à l’Hôtel de Ville de Marseille, Richard Martin et ses compagnons qui débuteront leur grève de la faim.

Le Toursky est votre maison fraternelle. 
Un espace de résistance poétique où la lumière ne s’éteint pas.

Rejoignez notre comité de soutien en signant cette pétition.*

Plus d’informations :  
contact@toursky.fr 
06 18 58 94 18 // 04 91 02 58 35

Le Théâtre Toursky

Par Pole de renaissance communiste en France : https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/a-marseille-la-municipalite-gaudin-sen-prend-a-la-culture/?utm_source=Sociallymap&utm_medium=Sociallymap&utm_campaign=SociallymapShare on FacebookShare on Twitter

Nous sommes tous des ouvriers de #Belfort ! nationalisons #GE et #Alstom ! (Par Pole de renaissance communiste en france)

Belfort c’est un des cœurs de la production industrielle en France : turbines électriques, trains, TGV… avec alstom et general electric des milliers d’ouvriers produisent les machines nécessaires aux transports et à la production d’énergie dont la France à besoin.

Alstom, GE, STX… un patrimoine industriel stratégique pour la transition écologique

Un outil industriel d’avenir, indispensable à la transition énergétique, un outil industriel stratégique, indispensable à l’indépendance et à la souveraineté de la France.

C’est à cet outil que le régime Macron s’en prend. On se souvient qu’alors qu’il était ministre de Hollande, Macron a organisé le dépeçage de Alstom avec la vente de ce fleuron stratégique à General Electric. Soit disant cela devait permettre le développement de l’entreprise. 1000 emplois serait créé promettait l’ex banquier de Rotschild.

A l’époque, le PRCF avait alerté sur ces mensonges, expliquant que cette fusion ne visait qu’à fermer les usines d’Alstom pour faire place nette pour ses concurents. General Electric et Siemens. C’est tragiquement ce qui se réalise. General Elecric enchaine les annonces de fermetures de site. Après la production des turbines hydroélectrique à Grenoble, c’est celle des turbines à gaz à Belfort. Et Alstom de menacer régulièrement de fermer les lignes de productions des trains, y compris des TGV !

Une seule solution contre la désindustrialisation, la nationalisation

Pour empêcher la fermeture de ces usines, construites par les ouvriers, une seule solution s’impose. La nationalisation de Alstom et GE.

Une proposition réaliste que les communistes avec le PRCF propose depuis 2014 [lire par exemple le communiqué du 26 mai 2014 le PRCF soutient les travailleurs d’Alstom : nationalisons Alstom et créons un pôle public de l’industrie en sortant de l’UE]

Une opportunité formidable pour construire l’outil unifié nécessaire à la transition énergétique et écologique dans le domaine de la production d’électricité et dans les transports ! Il faut cependant dire que cette solution est totalement interdite par l’Union Européenne qui avait même empécher les aides d’états voulu par le pourtant très à droite Sarkozy pour soutenir temporairement Alstom. C’est pourquoi pour sauver nos emplois industriels, pour sauver nos moyens de production, il y a urgence à briser les chaines de l’Union Européenne, à en sortir pour s’en sortir. Observons que c’est cette même UE qui oblige à privatiser EDF-GDF et la SNCF, celle là même qui organise le dumping social, fiscal et écologique.

Ouvriers, employés, agents des services publics, nous pouvons nous rassembler tous ensemble et en même temps contre cette union européenne du capital qui détruit notre pays, qui saccage nos vies !

(c) Alstom Transport Site de Belfort

Retrouvez le dossier spécial d’IC sur General Electric et Alstom

Le communiqué de la CGT GE

Ceux qui suivent le devenir de la branche énergétique d’ASTOM bradé fin 2015 à GE par P.Kron PDG sous pression financière et juridique, savent que l’engagement dit des 1000 emplois ne pouvait être qu’un habile artifice de communication pour faire accepter à l’opinion publique le bradage d’une part essentielle de la filière énergétique Française.

Dès 2016, 3 Plans de licenciements visant à la fois le nucléaire, les activité chaudières et les activités de Réseaux (GRID) venaient mettre en cause plus de 700 emplois en France et des activités stratégiques.

Les 1000 emplois une opération de communication en trompe l’oeil

Bien sûr au cours de ces deux dernières années, GE avec l’aval du gouvernement garant du processus de rachat s’est félicité de divers plans d’embauches à caractère spectaculaires. On parlait alors d’une « digital Foundry » dédiée au développement des technologies digitales dans l’énergie, qui devait créer plus de 200 emplois. De même, il a été annoncé à grand renfort de publicités, des investissements considérables à Belfort avec entre autres l’arrivé d’une activité d’Impression 3D pour la production de turbines. Autre exemple : l’abandon du projet iranien de 2,1 GW avec une offre commerciale bouclée par les équipes de Belfort qui ne se réalisera pas au motif que Trump n’a pas reconduit les accords négociés et signés à l’époque par Obama sur le nucléaire civil iranien ! Enfin dans le domaine des réseaux, un centre de recherche en région parisienne devait renforcer la position du groupe sur la transmission par courant continu. GE est une entreprise d’annonces qui, à grands coups de campagnes médiatiques s’engage sur des promesses qui ne sont pas tenues. Sur chacun de nos sites industriels, nous sommes confrontés à la même réalité.

Une absence de stratégie industrielle à long terme.

Sous le coup des actionnaires mécontents de la performance boursière, GE multiplie les menaces sur nos entreprises. En 2017, le site historique d’ALSTOM HYDRO, alors soi-disant sous la protection des 1000 emplois, est visé à son tour avec 350 suppressions emplois avec la fermeture du dernier atelier de fabrication.Partout dans le pays se met un plan d’économie : gel des investissements, remise en cause de la R&D de la branche énergie, aucun plan de renouvellement des expertises, etc. Tout ce qui assure le développement et la pérennité d’une entreprise est mis à mal ! Les départs individuels de salariés sont rarement compensés un pour un. La preuve, sur les 1000 emplois promis, nous en sommes qu’à +323. Le gouvernement ne peut faire l’ignorant puisque nous l’avons prévenu depuis des mois !

Alors que GE boucle l’année 2017 avec plus de 8 Milliards de bénéfices et que le groupe vient de redistribuer aux actionnaires plus de 90 Milliards sur 5 ans, le groupe préfère entamer une nouvelle restructuration pour remonter 1,2 milliards de cash supplémentaire.

La France était censée être protégée du fait de l’accord avec le gouvernement qui arrive à échéance au premier janvier 2019. En fait la France est touchée en termes d’emploi, si l’on prend en compte les sous-traitants à l’on situation financière parfois difficile suite à de lourds investissements.

Avec l’annonce par Mr Flannery de la vente de 20 milliards d’actifs dans les deux années à venir, c’est au début d’un désengagement de GE dans la filière énergétique classique auquel nous assistons.

Power en France c’est un siècle d’expertises et de compétences vitales qui sont indispensable à la transition énergétique annoncées par les gouvernements successifs. Pour la France et l’Europe, la satisfaction des besoins de la population, l’évolution nécessaire du mix énergétique, les défis d’une énergie décarbonée nécessitent une remobilisation de toute la filière énergie. Malheureusement depuis des années, de par son silence, le gouvernement a préféré privilégier les exigences actionnariales d’une entreprise en restructuration financière, plutôt que les besoins énergétiques d’une nation. Car rappelons-le, GE c’est 30 % de la fourniture électrique dans l’énergie française, la maintenance des turbines à gaz de nos centrales ainsi que leur refroidissement, pour ne citer que ces éléments.

Il est temps que cela change, et que la France reprenne la main sur ce dossier.

Pour la CGT, l’heure est à la mobilisation afin d’assurer à chaque site de sortir du dogme de l’austérité imposé, et de rentrer dans une logique de développement industriel :

  • Développement des filières (investissement dans les hommes, les capacités de production et dans la R&D)
  • Le maintien des expertises et un plan de développement des compétences
  • La préservation des sites industriels,
  • L’emploi des salariés.

C’est sur ces bases que dans l’immédiat la CGT a demandé audience au premier ministre avec l’ensemble de l’intersyndicale GE France. Nous exigeons du gouvernement et singulièrement de Mr le Président Macron, qui fut en charge de ce dossier dès l’origine, qu’il réponde à l’exigence d’un vrai débat publique sur le devenir de la filière énergétique. Pour GE, il doit intervenir concrètement pour rentrer au capital des co-entreprises créée lors de la cession et dont Alstom entends se désengager dès septembre. En l’occurrence, il ne s’agit pas d’une simple question d’actionnariat mais de l’exigence d’un état stratèges face à des groupes privés directement soumis aux intérêts des actionnaires.

Déclaration du syndicat CGT – GE

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France : Gilets Jaunes Acte XXXI (Par Secours rouge)

L ’acte 31 des Gilets Jaunes a rassemblé 7 000 manifestants selon le ministère de l’intérieur et 20 400 selon les Gilets Jaunes . À Toulouse, capitale de l’acte 31, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées dans le centre. Très rapidement, les forces de l’ordre ont chargés la manifestation y arrachant les banderoles et matraquant les manifestants en tête du cortège. Le cortège s’est dispersé et des groupes de manifestants ont été poursuivi par les forces de l’ordre qui ont utilisé massivement le canon à eau et les gaz lacrymogènes. Dix-sept personnes ont été interpellées et placées en garde à vue et deux manifestants ont été blessés.

A Paris, un millier de “gilets jaunes” ont défilé dans l’est de la capitale. Des heurts ont eu lieu à l’arrivée, près de la porte de Champerret où les forces de l’ordre ont repoussé les manifestant avec des gaz lacrymogènes et des tirs de grenades GLI-F4. Des manifestions se sont tenues dans d’autres villes françaises dont Bordeaux, Marseille, Montpellier, Lille…

Par Secours rouge : 
https://secoursrouge.org/France-Gilets-Jaunes-Acte-XXXI

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