Le 1er Mai en France (Parti communiste des ouvriers de France)

Voici les compte rendus de nos camarades sur les manifestations du 1er Mai. En bas de page, les mots d’ordre qui ont été scandés

Paris

Pendant deux jours les média n’ont cessé de faire intervenir policiers et responsables du gouvernement pour nous dire que le Premiers Mai allait être très dangereux, que des milliers de casseurs étaient attendus, que la police se préparait en conséquence, qu’un dispositif particulier allait être mis en place, etc.

Le jour même, sur ordre de la préfecture, des lignes de métro étaient fermées en totalité ou partiellement, ainsi que de très nombreuses stations. Toute cette propagande et ce dispositif avaient pour but de faire peur et de compliquer la participation à la manifestation appelée par les syndicats (CGT, Solidaires, FSU, UNL, UNEF…) à 14h30 à Montparnasse et où les gilets jaunes avaient décidé de se joindre.

La « tête » de la manifestation à Paris. Avant ces troupes à pied, des dizaines de camionnettes de la police et de la gendarmerie ont précédé ce cortège

Les charges policières ont commencé très vite, avec notamment des tirs de grenades et de gaz lacrymogène qui ont touché la tête du cortège de la CGT. P Martinez a quitté un moment la manif ; il a accusé le gouvernement de cette agression délibérée.

L’année dernière, la CGT avait déjà été empêchée de suivre le parcours prévu de la manifestation et une bonne partie des manifestants avaient été empêchés de manifester (ce qui fut notre cas).

Cette année, le but était clairement d’effrayer les plus novices et en même temps, de montrer que c’était la police qui était le « maître du terrain », que c’est elle qui bloquait, tronçonnait, les cortèges, arrêtait qui elle voulait… Cette tactique, revendiqué et même expliquée par de hauts gradés, est celle « d’aller au contact » des manifestants. Il s’agissait aussi de provoquer les manifestants et en particulier ceux qui étaient venus pour en découdre avec les « forces de l’ordre ».

La tête du cortège syndical

En dépit de toutes ces mesures, plus de 60.000 participants ont défilé de Montparnasse à la place d’Italie, un cortège très important et combattif souvent bloqué par des jets massifs de gaz lacrymogènes et de violentes charges policières

La dénonciation de la répression policière s’est décliné de diverses façons : banderoles, et de très nombreux panneaux

Notre parti a tenu pendant plus d’une heure un point fixe boulevard du Port royal où, sous ses drapeaux, une dizaine de militants ont diffusé son tract, sans cesser de scander au mégaphone et de la voix ses mots d’ordre. Puis, il a rejoint les rangs de la manifestation pour défiler en son sein avec ses drapeaux.

La rangée de drapeaux du parti dans la manifestation

Comme beaucoup de cortèges et de manifestants nous n’avons pas pu rejoindre la place d’Italie, refoulés par des nuages épais de gaz lacrymogènes.

Les slogans les plus appréciés et parfois repris par certains étaient ceux qui dénonçaient la société actuelle et mettaient en avant la volonté de la combattre. Preuve du niveau élevé de contestation sociale par ceux qui étaient venus manifester ce premier mai.

Parmi les cortèges internationalistes, ceux des militants des pays d’Amérique latine
et ceux du Sahraouis, ainsi que des Soudanais, des Béninois, des militants d’organisations turques (notamment les camarades de la DIDF), des militants kurdes, sans oublier les militants de la cause palestinienne…

Grenoble

Tours

Bordeaux

Une grosse manifestation du 1er Mai

Énormément de monde ce 1er mai : entre 12 et 15.000 manifestants, dont 1.500 Gilets Jaunes.

La fonction publique territoriale, hospitalière, l’éducation nationale, le privé (Ford, Dassault, les retraités (Usr cgt), les lycéens et étudiants (Unef, Unel), Femmes Égalité, le Planning familial, le commerce et la distribution, les ports et docks, la petite enfance …

Le cortège des Assistantes maternelles

L’ambiance était joviale, combative et fraternelle et volontaire. Les revendications principales touchaient aux salaires, au coût de la vie, aux retraites, auxquelles s’ajoutaient les exigences démocratiques : le droit de manifester, la dénonciation de la répression policière, des slogans sur la dissolution de la BAC et l’interdiction des LBD40 et armes de guerre contre le peuple,

Une jeune association créée pour les victimes de cette répression, y a fait sensation pour sa première apparition publique : ASSIST-VC* qui organise la collecte pour venir en aide à un ouvrier amputé le 1er décembre 2018, suite à l’explosion d’une grenade : presque 500 € collectés pour payer la main bionique nécessaire à toute reprise de travail.

Le poste de l’association Assist-VC, qui a collecté 500 euros

Mais à peine 300 mètres franchis, que des affrontements ont eu lieu, avec gazage et coups pour semer la peur dans les rangs des manifestants. 500 mètres plus loin, blocage et interdiction du trajet initial ! La préfecture refusant le trajet et laissant le cortège  errer  dans la ville : demi tour improvisé et nous revenons sur nos pas. Slogans et chansons anti-Macron, et toujours le célèbre « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société-là on n’en veut pas ! » (mais il y manquait la fin : «  les femmes dans le précaire, … on la combat ! »

Tout au long du parcours, la bonne humeur et la combativité ont dominé. Mais la fin a été désordonnée, du fait même de la décision préfectorale, Beaucoup de militants CGT ont rejoint le terme initialement prévu à La Victoire, suivi du traditionnel repas des syndiqués à la Bourse du travail, D’autres, avec les GJ ont poursuivi leur trajet cours Victor Hugo jusque tard dans l’après-midi.

Nous avons distribué le tract du parti qui a été bien accueilli, notamment la position des partis et organisations marxistes léninistes d’Europe sur les élections européennes!

L’après midi du 1er Mai, autour de la question des jeunes migrants, de la solidarité internationale.

Nous avons terminé la journée internationale des travailleurs par un après-midi organisé par l’UTSF et le MBDHP. Un repas succulent a précédé la projection du film :

« NÖ MËTI SYFÂDHE » ( « Difficile de raconter« ) de Thierno Souleymane Diallo. Plein de tristesse et d’émotion ce film permet à des mineurs migrants originaires de Guinée d’exprimer la cause de leur migration, leur périple, l’arrivée à Bordeaux, ce qu’ils ressentent de cette vie de solitude et d’incertitude.

Une discussion s’en est suivi sur les causes de cet exil, en lien avec le pillage impérialiste de leurs pays et sur la solidarité qui s’exprime par l’accueil dans des familles en Gironde, en particulier par des personnes retraitées.

* la page Fb : Assist-Vc = soutien solidaire

Strasbourg

Près de 3000 personnes ont défilé ce matin derrière la banderole de tête « RESISTANCE ». Syndicats (CGT, Solidaires, FSU, FO, UNEF), Gilets Jaunes, suivis du cortège politique, associatif et international. De nombreuses composantes formaient cette marée humaine, dont la tonalité était la colère contre la politique du gouvernement et contre les mesures qui frappent la population et les travailleurs.

Les travailleurs de la sucrerie Erstein
Ceux de Supra, contre les suppressions d’emplois
La banderole des territoriaux
Les militantes de Femmes Egalité

Des banderoles d’entreprise en lutte : les travailleurs de la sucrerie d’Erstein contre un plan de restructuration, Punch (à l’appel de la CGT, les salariés de l’entreprise avaient débrayé quelques jours auparavant pour accueillir la délégation des salariés de Punch Wisches que le patron veut fermer), Supra, en lutte contre les licenciements avec une banderole pour « faire payer Perceva », les territoriaux dont on menace les acquis, l’agroalimentaire, ainsi que les UL, etc… Il y avait également Femmes Egalité pour dire « NON à la vie de galère des femmes », d’autres cortèges féministes, des jeunes marchant pour le climat, d’autres contre le GCO, d’autres encore pour la sauvegarde de la planète. « Lutter collectivement » : un militant écologiste alternatiba déclare dans les DNA « Les syndicats sont nos alliés. Ce sont aussi les choix du patronat qui font que l’on détruit la planète » (DNA du 2 mai 2019). Des manifestants se sont aussi exprimés à travers des panneaux.

La manifestation était très animée : musique, slogans, discussions, sifflets, et autres bruits pour exprimer sa présence et sa révolte.

La banderole de notre parti dans la manifestation de Strasbourg

Notre Parti défilait derrière la banderole « Cette société pour les riches, des patrons et des marchands de canons, on la combat », ; lançait mots d’ordre et chansons, a capella. Nous nous sommes faits entendre. Nous avons diffusé le tract du 1er mai et La Forge. La banderole a été photographiée à de multiples reprises, des personnes dont venues chercher notre tract, certains voulaient connaître notre position pour les européennes. Les militants de l’UJR ont défilé à nos côtés. Le DIDF avait une belle banderole et une camionnette sonorisée. A la fin de la manif, nous avons pu faire quelques pas de danse sur les rythmes populaires turcs. Oui, le premier mai est aussi un jour de fête et de solidarité.

La banderole de la DIDF

Après cette matinée bien remplie, nous avons mangé ensemble dans la bonne humeur et nous nous sommes retrouvés une quinzaine de militantes et militants pour une après-midi de rencontres et d’échanges pour prolonger cette journée de 1er mai. Nous avons fait un tour de table sur le bilan de la manifestation. Tout le monde était satisfait du nombre, de l’ambiance, de la combattivité. Une militante a déclaré que depuis qu’elle vient au 1er mai, c’était la première fois qu’elle voyait autant de monde.

Des militantes de Femmes Égalité ont parlé de leurs activités et de leur journal. Des jeunes de l’UJR ont partagé leur expérience de leur activité internationaliste, de lutte contre l’impérialisme et de solidarité envers la jeunesse d’autres pays, plus particulièrement la jeunesse du Burkina Faso qui combat avec courage le régime en place et l’impérialisme français. Un ami de l’association de locataires de Hautepierre a insisté sur le fait qu’il est important que les organisations qui défendent les intérêts des travailleurs et de la population soient sur une base révolutionnaire. Notre parti a présenté le diaporama sur les 40 ans du PCOF, que certaines et certains n’avaient pas encore vu. Beaucoup de sujets ont été abordés : une après-midi de débat intense qui a plu.

1eMulhouse et Colmar

A l’appel des syndicats (CGT, FSU et Solidaires) près de 1500 personnes ont défilé dans les rues de Mulhouse et quelques 300 manifestants à Colmar, rejoints par des Gilets Jaunes, des associations et différentes organisations.

Dans le cortège de Mulhouse, des syndicalistes PSA et des salariés sous-traitants de PSA, qui vient d’annoncer une baisse des effectifs de près de 1000 intérimaires pour 2020. Le cortège des Kurdes y était important en nombre.

Toulouse

20 000 manifestants ont défilé à l’appel des organisations syndicales, CGT, FSU, Solidaires, FO. Plusieurs cortèges politiques les accompagnaient : PCF, FI, NPA, LO, EELV, Alternative Libertaire, et un cortège compact de Kurdes. 

Cortège de Kurdes

Nous avons distribué le tract et le journal en début de manif. Le tract a reçu un bon accueil pour son titre, il y avait peu de tracts politiques. Nous avons défilé dans le cortège des partis avec nos drapeaux et une pancarte contre cette société au service des riches, des patrons et des marchands de canons, pour une rupture révolutionnaire.

Une mobilisation réussie globalement malgré la période des vacances avec néanmoins peu de banderoles d’entreprises. Les gilets jaunes étaient devant la manifestation qui s’est bien déroulée entre Esquirol et Arnaud Bernard en passant par la rue principale du centre ville. Les gilets jaunes ont poursuivi au-delà de fin de la manifestation sur environ 2 km entrainant avec eux une partie de manifestants.

Pau

Un premier mai combattif

L’organisation locale du Parti avait préparé le 1er mai en amont avec une distribution de tract sur le marché de Mourenx et la mise en place de banderoles autour du bassin ouvrier de Lacq Mourenx : « contre Macron et les patrons, tous à la manif du 1er mai ».

La manifestation a rassemblé 3.000 personnes dont la moitié de gilets jaunes. La manifestation s’est largement mélangée. La combattivité était au rendez vous. Nous avons fait signer la pétition pour les enfants palestiniens aux côtés des militants de l’AFPS de Pau. Nous avons lu le tract du Parti au mégaphone avant le départ de la manif.

Cinq La Forge ont été vendus et deux donnés à des manifestants  » sans le sou ».  De nombreuses discussions ont eu lieu autour de la table du Parti qui était surmontée de la banderole

La table du parti à Pau

« cette société pour les riches, les patrons, les marchands de canons, on la combat. Pour une rupture révolutionnaire ».  Les nombreux drapeaux du Parti flottaient au dessus du cortège

300 tracts ont été distribués. Notre cortège a été largement animé de mots d’ordres, de chants de lutte contre Macron, les patrons, pour l’unité des travailleurs (« on est là, Emmanuel Macron »,etc). Les slogans sur la répression (« assez assez assez de répression, interdiction du LBD ») ont été appréciés

Le prochain rendez vous est fixé pour le 9 mai.

Les mots d’ordre du parti pour ce 1er Mai

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