Villers-Écalles (Seine-Maritime) Neuf jours de grève ont fait plier Ferrero !

Du mardi 28 mai au 5 juin, une centaine des 400 ouvriers de l’usine Ferrero de Villers-Ecalles (Seine-Maritime) se sont mis en grève contre les conditions de travail, les pressions exercées par certains chefs, ainsi que pour réclamer des augmentations de salaire. Un piquet de grève était organisé dans une ambiance fraternelle devant la grille de l’usine.

Les grévistes réclamaient, entre autres, le versement d’une prime de 900 € (en fait la prime gilet jaune que la direction a choisi de ne pas verser), une augmentation générale de 4,5 % ainsi qu’une majoration pour les heures de nuit.

Voyant que les grévistes ne cédaient pas, la direction a tenté une manœuvre d’intimidation en faisant venir un huissier et en les menaçant d’une astreinte de 1000 € par heure et par gréviste présent au piquet. Cette manœuvre grossière, loin de faire cesser la protestation, semble avoir accentué la combativité.

En définitive, Ferrero a bien dû reculer en cédant une prime de 800 € et des hausses de salaires de 3 % englobant cependant les augmentions individuelles.

Le matin du 5 juin, les grévistes, satisfaits des reculs de la direction, ont décidé de mettre fin à la grève.

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